On se croit bien humain ?
Dominé par un monde de business,
ruiné sous l'amas de stress
esclave de technologie,
victime de l'économie,
écrasé sous les rails de la vie,
ennemi de lui-même, l'Homme.
Magnifique machine à servir,
À construire, à détruire,
pour conquérir.
On se croit bien humain ?
Emporter par les flous du destin,
coincé au coin obscur du chagrin
rongé par les fléaux du spleen
On est bien humain !
Sans aucun sens,
on courre dans tous les sens,
soumis à la concurrence,
séduit par les apparences,
Hormis le cercle de bienveillance ;
Mort, vivant, sont les gens,
le sang, ne vaut pas plus que l'argent
estime, arrogance, dignité,
Tout est négocié dans un marché
où toute l'humanité parle monnaie.
À quoi sert, le martèlement d'un c½ur,
Jusqu'à la fin de l'heure,
toujours occupé à courser le bonheur,
sans jamais avoir un instant
Pour épier son battement,
Puisque c'est Rarement qu'on fait
appelle aux sentiments.
Capable de trahir nos frangin,
on est ainsi depuis la nuit des temps.
Lorsque l'égoïsme poétise avec atticisme,
comment on s'échappera de ce pétrin ?
et même si un jour on deviendra humain,
On ne saura jamais un être divin.